18/02/08
Chapitre 2 :
On lui avait dit de ne pas en faire trop, de faire attention et de se ménager vu son état qui empirait de jour en jour. On lui avait dit se calmer, de ne pas s'énerver, de bien prendre ses médicaments. On lui avait dit de ne pas sortir, de ne pas boire d'alcool et de ne pas manger trop sucré et salé. On lui avait dit de se reposer, de voir peu de monde à la fois et d'éviter tous efforts intenses. Mais il avait préféré penser aux autres qu'à lui. On lui avait dit, pourtant. On lui avait dit et répété toutes ces choses. Mais il avait préféré n'en faire qu'à sa tête, agir comme bon lui semblait. Douce folie passagère. Coup fatal. On lui avait dit oui . . . On lui avait tellement dit . . .
" Dis Gustav, pourquoi t'as fais ça ? "
[ . . . ]
- Tom ? ... Tom, tu m'écoutes quand je te parle à la fin ?
- Hein ? Quoi ?! Tu disais ?
- Tu me gonfles à toujours être ailleurs !
- Désolé ...
- Bon, je disais que si tu restais enfermé ici, tu allais finir par crever ! Tom tourna la tête vers la personne qui lui faisait face. Ses yeux s'embuèrent mais il retenut les larmes. Un frisson lui parcourut l'échine. Ne jamais parler de mort aprés tout cela. Même cinq ans aprés. Cinq ans . . . C'est vrai que le temps passait horriblement vite. Cinq ans dans les larmes et les cris. Juste un sourire tous les trente-six du mois. Sourire, sourire. Et ce n'était qu'un rictus douloureux quand il arrivait. Un mince filet crispé sur un visage tendu. Sourire, sourire. Et ce n'était qu'un mot qui sonnait faux à ses oreilles. Pourquoi sourire alors que l'on en a pas envie ?! Sourire, sourire. Mais où es-tu donc partit mon cher Sourire ?!
- Tu sais, moi, sans Bill, j'suis rien.
- Alors pourquoi tu n'essayes pas de le retrouver ?
- J'ai déja essayé ... J'ai tout tenté.Tom soupira et se prit la tête entre les mains. Avec le temps, il désespérait, dépérissait. Avec le temps, il ne croyait plus en rien. Il finissait même par se dévaloriser. C'est fou comme il pouvait se détester, se haïr. Se jetter du haut d'un pont, combien de fois cette idée l'avait envahit ?! Combien de fois il y avait pensé ? Tout plaquer pour ne jamais revenir. Mais il y avait trop de gens autours de lui, et lui, il ne voulait pas faire l'égoïste. Il ne voulait pas faire comme eux. Gustav et Bill. Deux lâches. Un en vadrouille, l'autre sous terre.
Tom s'enfermait sur lui même. A tel point que les gens finissaient par le prendre en pitié, par lui montrer que la vie n'était pas si moche en réalité. Mais pour lui, la réalité existait-elle vraiment ? Perdu. Oui voila, il était totalement perdu et peut être pire que ça. Il avait besoin qu'on le guide, qu'on l'éclaire sur le chemin, bien trop étroit et dangereux, que la vie lui avait tracée. Foutue et stupide vie. Allait-elle bien vouloir de lui ?!
Sortir la tête de l'eau, il le souhaitait plus que tout. Respirer. Respirer. Ne plus se noyer. Mais qu'elle est cette eau si noirâtre qui coule dans ses veines ?! Le sang pourri, comme il disait si souvent. Il était pourri, c'est tout. Totalement et parfaitement pourri.
" Je suis un as dans un château de coeur "
- Tom, arrête. Reprend contact avec Andréas et demande lui.
- Il me dira rien.
- Qu'est-ce que tu en sais hein ?! T'es pas dans sa tête à c'que je sâche ! Essaye toujours.
- Mais ...
- Tom, t'as 19 ans ! T'en as plus 14 ou 15. Alors fonçe et ne t'arrêtes pas ! Des mots pour l'encourager. Il les avait toujours. Tom était son meilleur ami, il fallait bien faire ça pour lui. Aprés le départ de Bill, il s'étaient rapprochés, liés, confiés. Maintenant, ils ne se quittaient plus. Parce que la séparation était trop douloureuse à leur goût. Mais il fallait avoir le goût du risque, parfois, tenter l'impossible. Record : Un jour, deux minutes, et seize secondes. Retrouvailles en larmes. Et Dieu que c'était bon, de se retrouver.
Maintenant, il s'entraidaient, s'épaulaient. Ils n'oublieraient jamais. Oh non, ça jamais ils n'oublieraient tous ce qu'ils avaient fait l'un pour l'autre, vécu ensemble.
- Je serai toujours là pour toi Tom. Tu le sais non ?!
- Hum ... Merci Georg. Merci pour tout.[ . . . ]
Regarde toi mon Chéri. Tu coules et tout cela par ma faute ... Je n'ai donc pas réussis à faire ce que je voulais. Vous réunir mes Amours. Mon Dieu, comme je m'en veux, de vous avoir éloigné. Je voudrais être à vos côtés pour vous consoler, vous réchauffer ... Vous ne me pardonnerez sûrement jamais, je crois bien. Mon Coeur, arrête de pleurer, je t'en supplie. Je suis toujours là, dans ton âme. Voila ce que je suis. Alors reconstruit, tu m'as promis. Moi aussi je te l'avoue, mais la vie est dure à supporter, parfois. Ne tombe pas. Relève toi et regarde autours de toi. Tu vois comme le monde est beau ? Va ... Va, pars, enfuis toi, envole toi. Oublie moi un peu et pense à toi, uniquement à toi, mon Soleil. Mon Petit, mon tendre, mon trésor, mon cher ... Tom, promet moi, encore une fois, que tu pourras continuer.
Promet ...
[ . . . ]
Son coeur n'émet plus aucun son. Sa poitrine ne se soulève plus au rythme de sa respiration. Son teint est pâle et son sang glacé. Une minute, une seconde ou peut être une heure. Puis tout bascule, s'accumule. Tomber au fond du gouffre pour ne plus jamais en sortir. Fermer les yeux pour ne plus jamais les rouvrir. Demeurer dans le noir complet pour l'éternité. Se décomposer, pourrir. C'est ça mourir ?! Il est sous terre le pauvre Gustav . . . Sous terre, à terre. On paye tous ce qu'on a fait un jour ou l'autre.
[ . . . ]
Ne trouvant pas le sommeil, aprés s'être retourné une centaine de fois dans ses draps, Bill décida de se lever et d'aller prendre un peu l'air. Le décalage horaire l'avait complétement déréglé. Il regarda son réveil et se frotta les yeux, aux vaisseaux éclatés. Trois heures, cinquante minutes et dix secondes. Il ne savait même pas quel jour de la semaine on était. Il ne savait même pas dire si il était fatigué ou si c'était juste un coup de barre passager.
Assit au bord du lit, il s'amusa à compter les carreaux que formait le parquet flottant au sol. Un, deux, trois, quatre . . . Six . . . Onze . . . Quinze . . . Il tourna la tête vers son Alex, roulé en boule dans un petit bout de draps, encore nu et luisant de sueur à cause des ébats des heures passées. Bill sourit en y repensant et tenta de récupérer son boxer sous le lit.
[ . . . ]
Appuyé sur la rambarde en fer du balcon, Bill scrutait les horizons. Du haut du seizième étage, on apperçevait New York illuminé. On pouvait même voir, un peu plus loin, la baie du port et la pointe de la Statue de la Liberté. Apaisé par ce paysage qui se voulait plutôt calme pour un jeudi soir, le jeune homme se pencha un peu pour voir ce qu'il se passait en bas. Les derniers bars fermaient leurs portes, la vitrine du boulanger s'éclaira faiblement, le voisin promenait ses trois chiens, quelques voitures passaient. New York. Bill sourit. On apperçevait aussi un petit bout de Central Park, qui, même la nuit, ne perdait aucun charme à la lueur des quelques lampadaires.
Une envie d'évasion le traversa. S'enfuir, courir, se défouler. Il en mourait d'envie. Pourtant, il se contenta d'observait le calme presque plat de la nuit. Il profitait du temps, aussi. C'est vrai que la lune paraissait plus grosse au Japon. Perdu dans ses pensées, soudainement, il sentit deux mains se poser sur ses hanches. Un corps se colla au siens et des lèvres effleurèrent sa nuque.
- Alex ... La voisine pourrait nous voir.
- Au Diable la voisine. Laisse moi profiter ...Bill se retourna pour faire face à Alex. Celui ci était entièrement nu. Il sourit et le détailla de bas en haut.
- Embrasse moi.
- Mais t'as dis que la voisine ...
- Embrasse moi j'te dis." Profitez pendant qu'il en est encore temps, j'en connais un qui se vengera "
Mot de l'auteur
Tadaaam Chapitre 2 on ligne.________________________________________________________________Clique
Je suis fière de moi parce que j'ai trouvé toute la structure de l'histoire.
Niark Niark Niark.
Et en plus je trouve que je vais vite. Non ?!
Merci pour tous vos commentaires.
Ca me fait énormément plaisir.Vous aimez ?______50 com's ? =D
Elle a corrigé mes fautes.
Coup de
<.3Fly__#