YTTRIA

YTTRIA
# Posté le mardi 12 février 2008 12:59
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:53

JULI - GEILE ZEIT

JULI - GEILE ZEIT
12/02/08

Prologue :





Illuminez mes pas mes Amours.

Regardez-moi, approchez, parlez. Je vous entends. J'entends tout, tout ce que vous dites mes Chéris. Même de là où je suis. Venez, suivez moi, je ne vous ferais aucun mal, ce n'en est pas mon intention. Non, moi, je suis gentil. Observez-moi, je souris. N'ai-je pas l'air heureux ? Je le suis, pourtant. N'oubliez pas, ne m'oubliez pas. Tragédie. Ne m'aidez pas, je suis très bien ici. Comment ?! Ah oui ... Non, non, ne vous en faites pas, la vie est belle. Je ne respire plus le même air que vous mais je suis dans votre âme. Souriez, ne pleurez pas, séchez vos larmes. Je vais parfaitement bien. Amusez-vous sans moi. The Show must go on. Ne vous inquiètez pas, s'il vous plaît, pas pour moi. Vivez, vivez encore, je ne veux que ça. Protègez-vous mes Petits, le mal est si vite arrivé. Attention à vous. Ne craquez pas, même si je ne suis pas là. Venez me voir de temps en temps. Mais juste de temps en temps. Chérissez-vous, vous le méritez. S'il vous plaît, je vous en supllie, construisez un présent sans moi. Aimez vous, voilà.
Moi, je suis déja mort.




[ . . . ]




- Alors ? demanda Tom à son jumeau.
- Quoi ?
- C'était comment ?!
- Comme un enterrement.



" Vivez, vivez encore "


- Tu aurais dû venir Tom ... C'était ton ami aussi.
- Je sais.
- Alors arrête de faire comme si tu ne l'avais jamais connu.
- Mais ...
- Tais toi.
- Bill ...
- Je t'ai dis de te taire ! Tu aurais dû venir. Tu devais venir. Gustav est mort et tu t'en balançes ! T'es vraiment un enfoiré !
- Ecoute ...
- Ta gueule ! Tom, ne me parle même plus, c'est compris ?! Ne m'adresse plus jamais la parole. Tu me dégoûtes !



" The Show must go on "



[ . . . ]



- Tu as des nouvelles de Bill ?
- Andréas, combien de fois je t'ai dis de ne pas me parler de lui ?
- Pardon ...
- Mais, il est où déja ?
- J'en sais rien.



" Aimez vous, voilà "


C'était un automne 2003 ... Ils auraient pu y échapper, à ce départ. Ce terrible départ.







Mot de l'auteur




Et voila, c'est repartit. Nouvelle fic, nouveau départ.
Je me remet à lire des fics, donc si vous en avez à me conseiller, vos avis sont les bienvenus.
Qu'elles soient normale, yaoi, drarry, yuri ...
Je veux TOUT.

Sur ce, je vous laisse.




50 com's ? =D



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Fly__#
# Posté le mardi 12 février 2008 13:01
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:53

YELLE - A CAUSE DES GARCONS

YELLE - A CAUSE DES GARCONS
15/02/08
Chapitre 1 :






... Bip ...

" Hello my Love. How are you in Japan ? I miss you. I want you. Tomorrow it's far. I want to see you. Please. Call me again. I love you Darling. Bye "

... Bip ...



... Bip ...

" Hi Alex. I'm so happy. Japan is so wonderful. I miss you too. Your message enjoyed me. I hope to see you soon. I love you. Bye "

... Bip ...


[ . . . ]



La messagerie se déclencha, encore une fois, dans l'appartement désert. Il ne répondait pas, il ne répondra pas. Malgré le sourire qui illuminait son visage au bout du fil, un pincement dans son coeur se fit ressentir. Pourquoi avait-il fallu qu'on l'appelle à l'autre bout du monde ?! Le Japon, c'est bien trop loin. Il reviendra, pourtant. Demain ... Demain était tellement loin dans son esprit. Accélérer le temps. Vite.

Aujourd'hui, il ne travaillait pas. A quoi bon faire quelque chose quand son Ame-soeur n'est pas là ? Il pensait tomber sur lui, mais il ne l'avait pas eu. Profonde déception. Profonde dépression. Il se sentait lourd, bien trop lourd. Trop amoureux, bien trop amoureux. Dieu que Central Park était triste sans son rayon de soleil. Depuis combien de temps déjà était-il partit ?! Il comptait, parfois. Seulement parfois. Aujourd'hui, il n'en avait pas envie. Parce que de savoir le nombres d'heures ou de jours qu'ils avaient passé éloignés l'insupportent. Un jour peut être, sera-t-il capable de le faire. Et il y avait cette idée, cette idée qu'un jour, peut être, son Amour, au détour d'un voyage, ne revienne pas, ne l'aime plus, l'abandonne. Il savait bien, qu'il avait tord. Dans tous les cas, rares étaient les fois où il ne se trompait pas. Il se haïssait juste pour ça. Pitoyable. Pathétique. Immature. Amour inhumain. Et ça le tuait, dans le fond.

Certaines personnes ne l'aimaient pas, le haïssaient. Tout simplement peut être à cause de son look. Certaines personnes le disaient "émo", d'autres le disaient "rebelle". Absurdité totale. Non, lui, il avait juste son propre style. Il attirait l'attention. Il avait des cheveux noir de jais et sa frange, bien trop longue, tombait sur ses yeux verts. Regard réputé pour électriser. Oui, tout le monde le connaissait. Qui ne l'avait jamais vu ?!

Personne. Personne. Personne. Il était une "icône" de la ville, adulée par chaque individu de New York. New York, New York. Et rien qu'à ce nom, il frissonnait. Qui ne connaissait pas son célèbre tee-shirt "Fuck me" ?! Ce noir, qui même au loin, se voyait. Amateur de couleurs fluos. Il était le roi dans son propre royaume. Une cage aux lions. Il ne voulait pas en sortir, il n'en sortirait pas. Jamais.

Même son nom éveillait les sens. Alex. Alex. Alex. Répétez en coeur, mes amis. Répétez pendant qu'il ne vous a pas attrapé. Il vous aura, soyez en sur. Alex, ce jeune homme plutôt grand et mince. Ce jeune homme bien classe qui n'avait qu'un rêve en tête : Photographe. Sa passion, son métier. Il apprenait, petit à petit, à se forger une place parmis les grands. Il avait réussi. Bien réussi. Et il en était fière. Tellement fière. Ce jeune homme qui supportait particulièrement le regard des autres. Ce jeune homme qui, malgré son passé quelque peu difficile, su apporter un air de renouveau dans la vie de quelques personnes. Ce jeune homme qui ne pouvait qu'attendre. L'amour de sa vie.


- Alex ?! Qu'est ce que tu fais là ?


Des bruits de pas sur les pavés de la cinquième avenue. Des bruits de pas pressés. Bien trop pressés. Une main féminine attrapa son bras et le retourna vivement. Violemment peut être. Depuis combien de temps n'était-il pas sortit ?! Sans son Amour, la vie n'était rien, vraiment rien.


- Oh, salut Ely.
- Ca fait un moment qu'on t'as pas vu dans les parages ! Qu'est ce que tu faisais tout ce temps ?
- Rien.
- C'est à cause du départ de Bill ?
- Hum.
- Je vois ... Ecoute, si tu veux passer à la maison un d'ces jours, hésite pas. On est toujours ravis de te voir, les copains et moi.
- Ouais Ouais. J'dois y aller. Bye.



Aprés trois pas, il décida de ne pas se retourner. Dissimuler les larmes, les retenir, avant que le maquillage ne soit plus qu'un ras de marée. Il reviendra. Il reviendra son Amour, pourtant. Demain . . . C'est trop loin.



[ . . . ]



L'appartement ne vivait plus. Comme un cimetière jamais animé. C'était comme ça. Depuis son départ. A lui, Bill. Mais il avait, à son tour, le droit de gagner sa vie. Il aurait pu trouver mieux quand même. Tellement mieux. Alex s'en voulait de l'avoir négligé ces derniers temps. Il regrettait. Il regrettait. Malheur. Regret. Crever dans la douleur. Malheur. Regret. Crever dans la douleur. Malheur. Regret. Crever dans la douleur.


" Reviens moi mon Coeur "


Il aurait pu revenir plus vite quand même. Mais il savait que dès son retour, tout irait mieux. Que les doutes s'envoleraient et que l'amour les unirait. Il n'y avait que ça qui comptait pour lui. Il savait que Bill lui raconterait tout son voyage. Il savait oui. Il savait que Bill l'aimait. Et ça, c'était le plus important. Bill était mannequin pour diverses marques. Mais son plus gros contrat venait de débuter et pour l'inauguration de la nouvelle collection, il avait dû partir au Japon. Diesel. Chanel. Dior. Saint Laurent. Il défilait dans les pubs, sur les podiums, sur les couvertures de nombreux magasines.

Alex, lui, prenait les photos. Photographe attitré de Monsieur Bill Kaulitz lui même. Sauf là. Là, Bill n'avait pas voulu. Il avait préféré s'éloigner. Pourquoi se sentait-il si mal de ne pas pouvoir être à ses côtés ?! Il reviendra. Il reviendra. Bill reviendra. Il en était persuadé. Mais si jamais, il se trompait ?

D'un geste maladroit il décrocha le téléphone.


... Bip ...

" Bill, tu reviens quand ? "

... Bip ...


Sa voix étranglée par les sanglots, lui s'arrachait la gorge à n'en plus pouvoir. Tousser. Tousser. Crever dans la douleur.

" Reviens moi, mon Coeur "

Epuisé par la journée, il s'endormit dans le canapé. Attendre.



[ . . . ]



Deux yeux noisettes qui scrutaient un visage d'ange. Cet ange était juste, son ange. Il caressait ses cheveux noir avec tendresse, douceur. Ses yeux le couvrait d'amour. Tellement d'amour. Etait-il possible d'aimer aussi fort ?! Mourir pour lui. Il en était bien capable. Sa main traçait le contours du visage d'Alex. D'un geste tellement fin. Il le survolait presque. De peur que la chaleur de sa peau ne brûle ses doigts. Il était beau, son Amour. Trop beau. Lentement de grands yeux verts s'ouvrirent. Cinq centimètres séparaient leurs visages. Ils étaient beaux, trop beau.


- Joyeuse Saint Valentin mon Amour ... murmura Bill.


" Surprise "





Mot de l'auteur





Et voila le premier chapitre.
C'est plus facile pour moi de les faire un peu court.
Comme ça vous en aurez toutes les semaines.
Du moins, je vais essayer.
L'apparition de Tom se fera dans quelques chapitres, ne vous inquiètez pas.
Laissez le temps à l'histoire d'être bien cadrée.
Merci pour vos commentaires.
N'hésitez pas à faire tourner la fic.
Ca m'aidera.



Vous aimez ?______50 com's ? =D


Elle a corrigé mes fautes.


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Fly__#
# Posté le vendredi 15 février 2008 02:16
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:53

DIR EN GREY - KODOU

DIR EN GREY - KODOU
18/02/08
Chapitre 2 :





On lui avait dit de ne pas en faire trop, de faire attention et de se ménager vu son état qui empirait de jour en jour. On lui avait dit se calmer, de ne pas s'énerver, de bien prendre ses médicaments. On lui avait dit de ne pas sortir, de ne pas boire d'alcool et de ne pas manger trop sucré et salé. On lui avait dit de se reposer, de voir peu de monde à la fois et d'éviter tous efforts intenses. Mais il avait préféré penser aux autres qu'à lui. On lui avait dit, pourtant. On lui avait dit et répété toutes ces choses. Mais il avait préféré n'en faire qu'à sa tête, agir comme bon lui semblait. Douce folie passagère. Coup fatal. On lui avait dit oui . . . On lui avait tellement dit . . .


" Dis Gustav, pourquoi t'as fais ça ? "



[ . . . ]



- Tom ? ... Tom, tu m'écoutes quand je te parle à la fin ?
- Hein ? Quoi ?! Tu disais ?
- Tu me gonfles à toujours être ailleurs !
- Désolé ...
- Bon, je disais que si tu restais enfermé ici, tu allais finir par crever !



Tom tourna la tête vers la personne qui lui faisait face. Ses yeux s'embuèrent mais il retenut les larmes. Un frisson lui parcourut l'échine. Ne jamais parler de mort aprés tout cela. Même cinq ans aprés. Cinq ans . . . C'est vrai que le temps passait horriblement vite. Cinq ans dans les larmes et les cris. Juste un sourire tous les trente-six du mois. Sourire, sourire. Et ce n'était qu'un rictus douloureux quand il arrivait. Un mince filet crispé sur un visage tendu. Sourire, sourire. Et ce n'était qu'un mot qui sonnait faux à ses oreilles. Pourquoi sourire alors que l'on en a pas envie ?! Sourire, sourire. Mais où es-tu donc partit mon cher Sourire ?!


- Tu sais, moi, sans Bill, j'suis rien.
- Alors pourquoi tu n'essayes pas de le retrouver ?
- J'ai déja essayé ... J'ai tout tenté.



Tom soupira et se prit la tête entre les mains. Avec le temps, il désespérait, dépérissait. Avec le temps, il ne croyait plus en rien. Il finissait même par se dévaloriser. C'est fou comme il pouvait se détester, se haïr. Se jetter du haut d'un pont, combien de fois cette idée l'avait envahit ?! Combien de fois il y avait pensé ? Tout plaquer pour ne jamais revenir. Mais il y avait trop de gens autours de lui, et lui, il ne voulait pas faire l'égoïste. Il ne voulait pas faire comme eux. Gustav et Bill. Deux lâches. Un en vadrouille, l'autre sous terre.

Tom s'enfermait sur lui même. A tel point que les gens finissaient par le prendre en pitié, par lui montrer que la vie n'était pas si moche en réalité. Mais pour lui, la réalité existait-elle vraiment ? Perdu. Oui voila, il était totalement perdu et peut être pire que ça. Il avait besoin qu'on le guide, qu'on l'éclaire sur le chemin, bien trop étroit et dangereux, que la vie lui avait tracée. Foutue et stupide vie. Allait-elle bien vouloir de lui ?!

Sortir la tête de l'eau, il le souhaitait plus que tout. Respirer. Respirer. Ne plus se noyer. Mais qu'elle est cette eau si noirâtre qui coule dans ses veines ?! Le sang pourri, comme il disait si souvent. Il était pourri, c'est tout. Totalement et parfaitement pourri.


" Je suis un as dans un château de coeur "


- Tom, arrête. Reprend contact avec Andréas et demande lui.
- Il me dira rien.
- Qu'est-ce que tu en sais hein ?! T'es pas dans sa tête à c'que je sâche ! Essaye toujours.
- Mais ...
- Tom, t'as 19 ans ! T'en as plus 14 ou 15. Alors fonçe et ne t'arrêtes pas !



Des mots pour l'encourager. Il les avait toujours. Tom était son meilleur ami, il fallait bien faire ça pour lui. Aprés le départ de Bill, il s'étaient rapprochés, liés, confiés. Maintenant, ils ne se quittaient plus. Parce que la séparation était trop douloureuse à leur goût. Mais il fallait avoir le goût du risque, parfois, tenter l'impossible. Record : Un jour, deux minutes, et seize secondes. Retrouvailles en larmes. Et Dieu que c'était bon, de se retrouver.

Maintenant, il s'entraidaient, s'épaulaient. Ils n'oublieraient jamais. Oh non, ça jamais ils n'oublieraient tous ce qu'ils avaient fait l'un pour l'autre, vécu ensemble.


- Je serai toujours là pour toi Tom. Tu le sais non ?!
- Hum ... Merci Georg. Merci pour tout.




[ . . . ]




Regarde toi mon Chéri.

Tu coules et tout cela par ma faute ... Je n'ai donc pas réussis à faire ce que je voulais. Vous réunir mes Amours. Mon Dieu, comme je m'en veux, de vous avoir éloigné. Je voudrais être à vos côtés pour vous consoler, vous réchauffer ... Vous ne me pardonnerez sûrement jamais, je crois bien. Mon Coeur, arrête de pleurer, je t'en supplie. Je suis toujours là, dans ton âme. Voila ce que je suis. Alors reconstruit, tu m'as promis. Moi aussi je te l'avoue, mais la vie est dure à supporter, parfois. Ne tombe pas. Relève toi et regarde autours de toi. Tu vois comme le monde est beau ? Va ... Va, pars, enfuis toi, envole toi. Oublie moi un peu et pense à toi, uniquement à toi, mon Soleil. Mon Petit, mon tendre, mon trésor, mon cher ... Tom, promet moi, encore une fois, que tu pourras continuer.
Promet ...




[ . . . ]



Son coeur n'émet plus aucun son. Sa poitrine ne se soulève plus au rythme de sa respiration. Son teint est pâle et son sang glacé. Une minute, une seconde ou peut être une heure. Puis tout bascule, s'accumule. Tomber au fond du gouffre pour ne plus jamais en sortir. Fermer les yeux pour ne plus jamais les rouvrir. Demeurer dans le noir complet pour l'éternité. Se décomposer, pourrir. C'est ça mourir ?! Il est sous terre le pauvre Gustav . . . Sous terre, à terre. On paye tous ce qu'on a fait un jour ou l'autre.



[ . . . ]



Ne trouvant pas le sommeil, aprés s'être retourné une centaine de fois dans ses draps, Bill décida de se lever et d'aller prendre un peu l'air. Le décalage horaire l'avait complétement déréglé. Il regarda son réveil et se frotta les yeux, aux vaisseaux éclatés. Trois heures, cinquante minutes et dix secondes. Il ne savait même pas quel jour de la semaine on était. Il ne savait même pas dire si il était fatigué ou si c'était juste un coup de barre passager.

Assit au bord du lit, il s'amusa à compter les carreaux que formait le parquet flottant au sol. Un, deux, trois, quatre . . . Six . . . Onze . . . Quinze . . . Il tourna la tête vers son Alex, roulé en boule dans un petit bout de draps, encore nu et luisant de sueur à cause des ébats des heures passées. Bill sourit en y repensant et tenta de récupérer son boxer sous le lit.



[ . . . ]



Appuyé sur la rambarde en fer du balcon, Bill scrutait les horizons. Du haut du seizième étage, on apperçevait New York illuminé. On pouvait même voir, un peu plus loin, la baie du port et la pointe de la Statue de la Liberté. Apaisé par ce paysage qui se voulait plutôt calme pour un jeudi soir, le jeune homme se pencha un peu pour voir ce qu'il se passait en bas. Les derniers bars fermaient leurs portes, la vitrine du boulanger s'éclaira faiblement, le voisin promenait ses trois chiens, quelques voitures passaient. New York. Bill sourit. On apperçevait aussi un petit bout de Central Park, qui, même la nuit, ne perdait aucun charme à la lueur des quelques lampadaires.

Une envie d'évasion le traversa. S'enfuir, courir, se défouler. Il en mourait d'envie. Pourtant, il se contenta d'observait le calme presque plat de la nuit. Il profitait du temps, aussi. C'est vrai que la lune paraissait plus grosse au Japon. Perdu dans ses pensées, soudainement, il sentit deux mains se poser sur ses hanches. Un corps se colla au siens et des lèvres effleurèrent sa nuque.


- Alex ... La voisine pourrait nous voir.
- Au Diable la voisine. Laisse moi profiter ...



Bill se retourna pour faire face à Alex. Celui ci était entièrement nu. Il sourit et le détailla de bas en haut.


- Embrasse moi.
- Mais t'as dis que la voisine ...
- Embrasse moi j'te dis.



" Profitez pendant qu'il en est encore temps, j'en connais un qui se vengera "







Mot de l'auteur





Tadaaam Chapitre 2 on ligne.________________________________________________________________Clique
Je suis fière de moi parce que j'ai trouvé toute la structure de l'histoire.
Niark Niark Niark.
Et en plus je trouve que je vais vite. Non ?!
Merci pour tous vos commentaires.
Ca me fait énormément plaisir.



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Fly__#
# Posté le lundi 18 février 2008 14:58
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:53

MADINA LAKE - HOUSE OF CARDS

MADINA LAKE - HOUSE OF CARDS
25/02/08
Chapitre 3 :






Ses pas claquaient sur les pavés de Madison Avenue et les gens se retournaient dérrière lui. Comme une lumière aveuglante qui balayait tout sur son passage. Ses lunettes de soleil cachaient ses yeux éclatés et il avait prit soin de se lisser les cheveux. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il sortait, faire un tour, prendre l'air. Mais c'était bien une des seules et uniques fois qu'il sortait sans gardes du corps, qu'il n'était pas enfermé, surveillé. L'adrénaline coulait dans son sang encore plus fort que jamais. Mais il ne souriait pas. Parce que, pour lui, sourire était bien l'une des pires choses au monde. A quoi bon sourire quand le coeur n'y est pas ? Et son coeur battait au rythme de ses pas, pressés. Les gens chuchotaient, parlaient, criaient. Il n'y faisait pourtant pas attention, pour lui, tout ce qui comptait, c'était de pouvoir respirer, souffler. La célébrité vous bouffe à grande vitesse, quand vous y êtes, vous n'en resortez plus indemne.

Les mains dans les poches, la tête haute, Bill marchait rapidement. Sa main droite tripotait le clapet de son portable et les ongles de sa main gauche s'enfonçaient dans sa paume. Le stress le parcourait de haut en bas, des pieds à la tête. Aujourd'hui, il n'y avait pas de vent et l'air était plutôt doux. Il aurait pû être heureux, ce jeune homme, si la journée n'avait pas mal commencée. Son réveil n'avait pas sonné à l'heure, le retardant de deux bonnes heures à l'agence. Il avait renversé son café par terre, tachant alors sa chemise blanche qui venait de sortir du pressing. Et il n'y avait plus d'eau chaude à la douche, le pire des cauchemards. Parfois, même très souvent, il se disait qu'il aurait préféré rester au lit. Pourtant, quand on est aussi célèbre que lui, on ne peut pas faire ce que l'on veut dans la vie. On va, on vient, on pars, on revient.


" Laisse toi guider Mon Ami, fais comme tu le sens "


Il regardait les différentes vitrines des magasins. Madison Avenue étant très connue pour être la rue la plus prisée et la plus chère de New York, celle-ci regorgeait de monde. Les gens se bousculaient, s'afféraient autours des taxis, faisaient la queue des heures pour ressortir avec un minuscule sac. Ca le rendait mal à l'aise, tellement mal à l'aise. Il ne savait pas où se mettre, se qu'il pouvait bien faire ici. Et pourtant, la mode était son monde, quoi qu'il veuille, quoi qu'il fasse.


- Bill ?!


Le jeune androgyne se retourna. Peut être qu'il n'aurait pas dû, en fait. Ca pouvait être dangereux, on lui avait tant répété. Il considéra la personne quelques secondes puis ouvrit la bouche pour ensuite la refermer. Il fronça les sourcils, regarda autours de lui.


- Qu'est ce que tu fais là ? demanda le brun d'une voix sèche.
- Content de te voir moi aussi. Je suis venu voir ma mère. Et toi ?
- Ecoute, j'ai pas le temps de parler, je dois y aller. Bye.



Bill s'éloigna mais on le rattrapa par le poignet.


- Je sais que tu veux plus entendre parler de nous, mais on est censé être amis, non ?
- Plus maintenant.
- Bill ! C'est pas à moi qu't'en veux ! Mais à ton frère.
- Lâche moi. Et ne me parle plus de lui.
- Arrête de fuir ton passé. Il finira par te rattraper.
- Bon, Andréas, j'ai pas envie de te parler, j'ai pas envie de te voir ou quoique ce soit. J'suis en retard, alors lâche moi.



La prise sur son poignet se relacha. Il s'enfuit en courant.


" Je te rattrape. Court encore plus vite. Je te rattrape "



[ . . . ]



Il tourna dans un rue, puis dans une autre, encore dans une et ensuite dans une autre. Il traversa un boulevard, un pont et un parc, puis tourna encore dans une rue. Il prit trois fois le métro puis traversa un autre parc. Il tourna dans une rue très étroite pour déboucher sur une immense rue. Il arpenta un bout de Central Park à l'horizontal puis traversa un passage piéton. Il courut dans une rue, puis tourna dans une autre, il longea un boulevard à l'envers et prit une rue perpendiculaire à celui-ci. Quand il releva la tête, il était arrivé là où il voulait. Il se dirigea vers une grande porte en bois et observa tous les noms de famille sur les boîtes aux lettres. Il sonna au quatrième nom en partant de la fin.


- Oui ? demanda une voix masculine.
- Euh ... Salut, c'est Bill.
- J't'ouvre. C'est au sixième étage.



Il appuya sur la porte et la poussa vers l'intérieur. Il n'avait jamais sentit son coeur battre aussi fort. Il n'avait jamais sentit sa respiration se couper aussi longtemps. Mais il avait bien réfléchis. Il fallait bien qu'il tourne la page un jour ou l'autre. Pardonner et se réconcilier. Pourquoi était-ce aussi dur pour lui ?

Il monta au sixième par les escaliers. L'ascenceur lui filait le vertige. Il respira profondément avant de taper à la porte, avant d'être confronté à tout ça. Son passé lui sautait à la gueule. C'était de sa faute, aprés tout. Sa main se heurta timidement sur le marbre et frappa trois coups, comme avant, comme d'habitude. Son coeur rata quelques battements à la vue de la personne qui lui ouvrit. Depuis combien de temps il ne s'était pas vu ?! Cinq ans ? Quatre ans ? Pourquoi ça faisait aussi mal de revenir en arrière ?!


- Alors comme ça on revient aux sources ?! Rentre, reste pas ici tu vas attraper froid.


Bill sourit faiblement, sentant ses yeux s'embuer. Une odeur de chocolat embaumait la pièce et des bougies brûlaient sur chaque meubles. Il observait la pièce avec peur. Comme si cette atmosphère chaleureuse pouvait lui sauter dessus et le surprendre. Crise cardiaque. Arrêt du coeur. Rien qu'à cette pensée, il frissonnait. La mort lui faisait peur, horreur. Et pourtant, il y passerait, lui aussi.

D'un regard circulaire, d'un pas titubant, il suivait le jeune garçon qui lui avait ouvert. On aurait pû croire à deux parfaits inconnus. Qui aurait pû imaginer qu'ils étaient meilleurs amis, avant la mort de Gustav ? Gustav ... Ce prénom qui laissait un goût amer dans la bouche. Ce prénom qui laissait échapper des larmes à quiconque le prononçait. Une mort terrible pour un être parfait.
Les yeux larmoyants, Bill baissa la tête quand son hôte se retourna vers lui.


- Assis toi. Tu vas quand même pas rester debout.


Bill se laissa tomber dans le canapé. Achevé. Stressé. Le début de la journée l'avait présagé, cette confrontation. Cette confrontation qui, quelques années plutôt, avait laissé des traces bien trop profondes pour quelles ne se referment. Ces blessures qui saignaient même aprés autant de temps. Il fallait bien qu'un jour elles disparaissent. Les blessures du coeur sont les plus graves.


" Pardonnez moi de vous avoir laissé derrière moi "


- Alors, que me vaut cette incroyable visite ?
- Je ...
- J't'ai vu à la télé y'a pas longtemps. Ca marche bien apparement.
- Oui. Ca va.
- Alors ... Qu'est ce que tu as ?
- Je ... J'ai croisé Andy tout à l'heure et ... Et puis, je voulais voir si tu étais toujours là.
- Je n'ai pas bougé. Bon bien sûr, parfois je vais voir Tom mais je suis là encore et toujours. J'aime cette ville ...
- Tu ... Tu as dit à Tom que j'étais là ?
- Non. Mais il faut t'attendre à c'qu'un jour Tom vienne te voir. Ou que tu le croises.
- Il doit venir bientôt ?
- Normalement.
- Ah. Bon ... C'est tout c'que je voulais savoir. J'dois y aller.



Bill se leva mais le garçon se posta devant lui avant qu'il ne sorte.


- Tu crois t'en tirer comme ça ?! Tu crois que je vais te laisser t'enfuir comme un voleur ?! Bill, on était amis et t'as osé disparaître. T'es vraiment qu'un sale égoïste.
- J'pouvais pas faire autrement Georg.


Bill le poussa et sortit de l'appartement en courant.


" Je te rattrape "







Mot de l'auteur





Kyaaa j'ai enfin fini le chapitre.________________________________________________________________Clique
Je suis plutôt fière de moi.
Même si j'avais pas du tout prévu ça au départ.
J'espère que ce chapitre vous plait.
Je suis en vacances mais j'ai une flemme infinie.
Bref, je vous laisse.



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Fly__#
# Posté le mercredi 20 février 2008 12:46
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:53